RELATIONS INSTITUTIONNELLES ET CRISE DE
PATRIMOINE
Stratégies du gouvernement en monde rural
La stratégie de développement de Madagascar est résolument tournée vers la réduction de la pauvreté et l’atteinte des objectifs du millénaire d’ici 2015. En 2007, le nouveau Madagascar Action Plan (MAP) prend le relais du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) pour les 5 prochaines années (2007-2012). En effet, le gouvernement avait priorisé la politique visant à éradique effectivement la pauvreté rurale, vis à vis de la réalité démographique malgache dominée par les ruraux. Le gouvernement a donc élaboré quelques plan stratégique que nous allons saisir à travers les points suivants :
Sécuriser la propriété foncière
Le gouvernement veut que le système foncier assure les rôles suivants : social, économique et écologique. Et que ce système constituera un outil d’incitation aux initiatives privées, à petite et à grande échelle. Tous les propriétaires fonciers, en milieu rural et urbain, se sentiront en sécurité. Alors, afin d’y arriver à ce fin, le gouvernement a mis en évidence les plans ci-dessous : – Moderniser et informatiser la propriété foncière et l’archivage des documents topographiques. – Décentraliser la gestion de la propriété foncière aux niveaux des communes et des régions. – Reformer la législation foncière. – Renforcer la capacité des agents du service foncier. – Créer des bases de données foncières en vue des investissements dans le tourisme, l’agrobusiness et les industries manufacturières. – Harmoniser l’intervention des partenaires de développement dans la Politique Nationale Foncière.
Améliorer l’accès au financement rural
Le gouvernement est persuadé que des modalités de financement en milieu rural à des taux accessibles favoriseront le financement des investissements de développement, à moyen et long terme. Il voulait par conséquent que les ménages pauvres et à bas revenu auront l’opportunité d’accéder à des crédits à des conditions avantageuses leur permettant d’entreprendre des Activités Génératrices de Revenu (AGR). D’où la nécessité de faire : – Etendre les réseaux de micro-finances et bancaires. – Promouvoir et adapter le système de crédit à caution solidaire. – Développer les autres formes de financement.
Lancer une révolution verte durable
Le gouvernement voulait élargir la mécanisation agricole et appliquer les nouvelles techniques agricoles par ce que, d’après lui, l’augmentation substantielle de la production et celle de la productivité assureront la sécurité alimentaire et dégageront des surplus exportables et de plus la révolution verte permettra d’améliorer les domaines non productivistes du monde paysan, et une amélioration des niveaux de revenus. Pour y faire face, il a dessiné la trajectoire suivante : – Intensification : amélioration de la productivité. – Extension : augmentation des surfaces cultivées. – Fourniture et assistance en semences et engrais.
Promouvoir les activités orientées vers le marché
Le gouvernement a promis que les informations sur les opportunités offertes par le marché seront disponibles et accessibles pour mieux guider les initiatives de développement. la rentabilité de toutes les parties prenantes dans les systèmes d’agriculture, élevage et pêche sera optimisée à travers les échanges intra et inter régionaux ; les opérateurs bénéficieront d’infrastructures d’exploitation comme les abattoirs, les chaînes de froid et les maisons de stockage ainsi que de marchés leur permettant de maîtriser leurs activités. 6 – Développer un système de diffusion d’information sur le marché. – Renforcer les échanges intra et inter régionaux. – Développer les infrastructures pour un meilleur accès au marché. – Améliorer l’équité et la fluidité du marché.
Diversifier les activités agricoles
Le gouvernement garantit que les producteurs auront l’occasion d’améliorer leur revenu. Le développement des filières potentielles dans chaque région constituera le pilier de sa croissance. Dans sa réalisation certains points a été tracés : – Mener des recherches sur les produits potentiels et les opportunités de marchés. – Encourager la diversification des activités pour des revenus additionnels en vue de réduire la vulnérabilité causée par les fluctuations des prix mondiaux et des mauvaises conditions climatiques. – Développer et mettre en œuvre une stratégie pour l’agriculture biologique. – Identifier et développer des spécialisation-filières régionales. – Promouvoir les activités secondaires : artisanat, écotourisme, etc.
Accroître la valeur ajoutée agricole et promouvoir l’agrobusiness
Le gouvernement désire que les producteurs s’organiseront en vue de fournir aux marchés des produits mieux transformés répondant aux besoins des consommateurs finaux ; une grande partie du processus de transformation des produits à l’exportation sera effectuée localement ; les producteurs locaux s’agripperont aux chaînes de valeur internationales et amélioreront leur part de marché au niveau de ces chaînes. C’est pour cette raison que le trajet suivant a été dessiné. – Développer et coordonner la chaîne de valeur agricole : de la production à la transformation.- Mettre en place des centres d’agrobusiness pour former et appuyer les paysans dans la production, le marketing et l’approvisionnement de la chaîne de valeur. – Promouvoir des systèmes modernes de production (normes et qualité). – Développer l’agriculture contractuelle : entreprises agroindustrielles en partenariat avec les producteurs locaux.52 En bref, certaines conférences ont été organisées par les Nations-Unies et les autres communautés régionales ou continentales comme les pays africains à travers leurs ministres chargés de l’environnement font en vue de déclarer certaines intentions vis-à-vis de la gestion environnementale. Madagascar, dans sa politique environnementale, s’intègre dans ces différentes déclarations et élabore la charte de l’environnement malgache et son plan d’action environnemental. Pour être cohérant à la politique nationale de l’environnement et de la lutte contre la pauvreté, la commune rurale de Lohariandava a fait des efforts au programme de conservation de la biodiversité malgache malgré ses faiblesses de faire bouger et manipuler ses potentialités socio-économiques, culturelles et en ressource naturelle.
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