Les modèles de change fondés sur les variables réels et financières

 Les modèles de change fondés sur les variables réels et financières

L’Approche microéconomique

Cette approche qui se situe dans une optique de long terme, a pour objet de rechercher les fondements microéconomiques du taux de change réel. L’approche microéconomique définie le taux de change réel comme le prix relatif des biens échangeables par rapport aux biens non échangeables. Cette théorie repose sur une logique Walrasienne de l’équilibre. Le cadre d’analyse retenu par cette approche consiste à interpréter le taux de change réel comme le prix relatif du modèle d’équilibre général intertemporel. Ces modèles distinguent deux types de secteur dans l’économie, le secteur exposé et le secteur abrité. H. Joly et al. (1996) présente un modèle simple à deux agents (les producteurs et les consommateurs), ce modèle s’appuie sur les hypothèses suivantes: i) les producteurs et les consommateurs, se comportant conformément au principe d’optimisation

; Les modèles de change fondés sur les variables réels et financières 75 ii) les dotations en facteurs de production sont données à chaque période. Il n’ y a pas d’investissement ; iii) le modèle comprend deux périodes (i = 1;2 ) ; iv) deux types des biens sont distingués : * les biens échangeables (indicés pare) appartenant au secteur exposé dans la mesure où les producteurs doivent faire face à la concurrence internationale. Le marché des biens échangeables n’est pas nécessairement à l’équilibre à chaque période, au sens où la consommation peut être supérieure à la production pour une certaine période ; * les biens non échangeables (indicés par ne ) appartenant au secteur abrité. Le marché des biens non échangeables est supposé être à l’équilibre à chaque période (la consommation est égale à la production) ; v) une petite économie ouverte ou le pays n’influence pas les prix internationaux des biens échangeables ( price-taker).

 Détermination de l’équilibre

La résolution du modèle consistera à déterminer le niveau optimal du taux de change réel qui permettra à la fois de maximiser le profit producteurs et l’utilité des consommateurs. Pour déterminer ce niveau (TCR), on pose quelques conditions puis on résout le modèle en deux Létapes. E Biens non échangeables Biens échangeables

Les hypothèses 

On considère que les transferts de revenu, à chaque période, s’effectuaient par le biais du commerce extérieur. Ainsi la dette extérieure de la période 1 doit être entièrement remboursée à la période 2. Supposons aussi que le consommateur ait un taux de préférence pour le présent élevé.

Résolution du modèle 

– première période : Le consommateur va accumuler un déficit courant en période 1 traduisant ainsi le fait que la consommation des biens échangeables excède la production nationale. A cet effet, la courbe de la frontière des possibilités de production se déplace vers la droite dans le plan qui conduisant à une nouvelle courbe que Joly et al nomment « frontière de l’offre de la période 1 ». Le taux de change réel va alors être déterminé par la tangence entre la frontière de l’offre et une courbe d’indifférence – deuxième période : La frontière des possibilités de la production se déplace vers la gauche dans la mesure où les prix doivent compenser le déficit de la première période, en réalisant un excédant courant en seconde période.

Le taux de change réel d’équilibre est déterminé par le point de tangence entre la frontière de l’offre et une courbe d’indifférence. Ce point représente le prix relatif des biens échangeables aux biens non échangeables. Le taux de change réel est un indicateur d’allocation des ressources entre le secteur des biens échangeables et celui des biens non échangeables.

Les inconvénients de l’approche microéconomique

Ce cadre microéconomique du taux de change réel d’équilibre souffre de deux inconvénients majeurs : i) – un tel taux de change d’équilibre est difficile à évaluer empiriquement. Car le modèle sous-jacent est un modèle d’équilibre général inter temporelle à deux secteurs dont l’estimation empirique est difficile. ii) – il ne correspond pas à la définition du taux de change réel retenu par le macroéconomique

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