HISTORIQUE
ARO et ses origines : 1935-1974 Avant de devenir, en 1975, une compagnie Nationale d’assurance, ARO est passée par plusieurs étapes dont la spécificité et les rapports sont étroitement liés à l’évolution historique du pays sur le plan politique et économique. Agence Générale puis Délégation Générale de l’océan indien du groupe français : 1935-1970 1935 : À l’origine, ARO était une émanation du groupe la PRESERVATRICE qui était une Société Anonyme de droit français fondée à Paris en 1864. En tant que telle, elle opérait dans les assurances contre les accidents, l’incendie, et les risques divers. Cette compagnie s’implantait à Madagascar en 1935 par l’ouverture d’une agence sise à Antaninarenina. 1945 : Des sous agences furent mise en place dans les chefs lieux de province et c’est ainsi que la préservatrice était représentée dans toute l’île. 1965 : Vu le développement de ses chiffres d’Affaires, Paris décida de la transformer en une délégation générale de l’océan indien et cette dernière jouissait d’une autonomie plus grande et réglait la quasi-totalité des problèmes. Seule les décisions plus importantes étaient encore prises à Paris. 1968 : Compte tenu de l’évolution socio-économique et politique née de la décolonisation, la nécessité de la création d’une compagnie de droit Malgache faisait sentir d’où la création de NY HAVANA qui est donc la première compagnie d’assurance de droit Malgache.
Les années de transformations décisives : 1970-1975 1970 : Le processus de la malgachisation s’accentuait, Monsieur Pascal RAKOTOMAVO fut nommé Secrétaire Général de la Délégation. 1972 : Dans le cadre des manifestations progressistes et populaires, les cadres et les membres du personnel de la délégation générale prirent part au mouvement sous la direction de son S.G. 1974 : Consciente de l’irréversibilité du mouvement, les dirigeants du groupe la préservatrice décidèrent de procéder à sa malgachisation. C’est ainsi qu’elle devient une société anonyme de droit malgache avec une nouvelle dénomination PRESERVATRICE MADAGASCAR. L’acte de naissance fut signé par monsieur Pascal RAKOTOMAVO devenu directeur général de la nouvelle société. 1975 : attribution à l’Etat du monopole des opérations d’assurance et de réassurance sur le territoire malgache par l’ordonnance N°75-002 du 16 juin 1975. Nationalisation de la préservatrice Madagascar qui devient une société d’Etat à gestion privatisée. 1976 : En ce qui concerne la nouvelle dénomination ARO : ASSURANCES – REASSURANCES – OMNIBRANCHES, elle fut trouvée et officiellement adoptée à la place de PRESERVATRICE Madagascar à la suite d’un concours organisé au sein du personnel de la compagnie. A cet égard, il est important de rappeler que ce nom est à lui seul un message, un symbole et une stratégie.
Commentaire du tableau
La plus forte hausse de prime a été enregistrée dans les affaires en acceptations, effet immédiat de la politique volontariste de les augmenter. Comme le tarif automobile n’ayant pas augmenté en 2005, les primes dans la branche automobile progressent (+13.32%) sous l’effet de la croissance du portefeuille. L’assurance sur les véhicules à deux (2) roues est en tête de l’augmentation (+99.20%), reflétant l’accroissement du parc véhicule à deux (2) roues, suivi de l’assurance transport privé de marchandises de 19.33% et de l’assurance voiture tourisme +14.39%. Dans la branche incendie, cette augmentation provient surtout de l’assurance incendie industrielle du fait de l’effort des commerciaux et des services techniques pour la revalorisation des capitaux, bien que 28.62% seulement aient accepté de réévaluer. Dans les risques spéciaux, l’assurance Responsabilité Civile (RC) décennale enregistre une augmentation de 80% en raison de l’explosion du secteur BTP à Madagascar et de l’obligation par les maîtres d’oeuvres de souscrire cette assurance comme condition d’obtention du marché. Les souscriptions de l’assurance contre le cyclone et les dégâts des eaux sont aussi en hausse (+34.8% et 38% respectivement) par l’effet du passage des cyclones Gafilo et Elita en 2004.
La hausse de l’assurance globale dommages (+55.3%) est le résultat de la tendance de souscrire une assurance package. Dans la branche risque divers, l’augmentation des primes sur l’assurance Multi Risque Simple Habitation (MRSH) (+55.3%) est le résultat d’une prospection agressive et traduisant le fort potentiel de produit ; de même pour les RC diverses dans la branche droit commun avec une augmentation des primes brutes de 136%. La branche VIE a bénéficié de la croissance du marché de crédit (+26.83% en temporaire simple) e de l’augmentation des assurances groupe (groupe décès : +24.57%, groupe crédit : +46.19% et groupe retraite : +20.11%). Cette augmentation est aussi le résultat de la collaboration fructueuse avec les banques qui vendent les produits d’assurances. Les autres produits combinés 10/15 et capitaux Différés avec contre assurance ont aussi connu des hausses appréciables (+33.23% et +18.17% respectivement). On peut noter que le marché de la branche Vie a un fort potentiel de développement. Les assurances maritimes en facultés ont connu une baisse de 25% à causse notamment de la chute des importations suite à la fin de la détaxation. Concernant les corps de navire, ce repli traduit la poursuite d’une politique de souscription et de sélection de risques rigoureuse. La relance de l’activité en acceptation, enclenchée en 2005, a été fructueuse. Les primes correspondantes représentent un peu moins de 4% du chiffre d’affaires en 2005 contre 2% en 2004. La répartition du chiffre d’affaires entre les agents du réseau commercial reste pratiquement la même. Le chiffre d’affaires des points de ventes directs et celui des agences générales se situent à 69.5% et 30.5% respectivement contre 70.6% et 29.4% en 2004.
La politique financière de la compagnie
L’assureur fait partie des investisseurs institutionnels. En effet, l’accumulation des primes permet à l’assureur de constituer des capitaux qu’il peut placer afin de retirer des bénéfices. Les assureurs sont donc appelés à participer à la vie financière du pays (emprunt de l’Etat) et à la politique industrielle (LOVA, AUXIMAD, OFAFA,…). La compagnie d’assurance draine une partie de l’épargne nationale, les avantages fiscaux accordés aux souscripteurs sur la vie peuvent permettre de rendre aux particuliers un certain goût pour l’épargne à long terme.
a) La répartition des placements En tant qu’investisseur, la compagnie fait des placements en numéraires auprès des organismes financiers traditionnels. Ce placement permet d’accroître rapidement la puissance financière de la compagnie du fait de l’effet multiplicateur (bon de trésor, lova, bon de caisse, dépôts à terme,…). De plus, elle investit sur des biens immobiliers c’est-à-dire que ces investissements sont marqués par la construction d’immeuble, l’achat de terrain, l’achat d’immeuble,… ce qui permet à la compagnie ARO de se constituer progressivement un solide porte feuille de valeur mobilière. Concernant ces investissements immobiliers notamment, ARO est le propriétaire de l’immeuble de son siège, les points de vente dans les régions. Ainsi, les prises de participations financières1 sont considérées comme une diversification stratégique dans les activités de la compagnie, conçues et conduites de « façon autonomes et rentables » par rapport à l’activité assurance, tout en s’efforçant d’exercer sur celle-ci le maximum d’effet multiplicateur. A ce niveau, ARO conçoit et pratique son intervention dans le cadre du partenariat financier et selon des normes rationnelles de rentabilité soit par le rendement des actions (dividendes), soit par la plus-value obtenue à la revente des participations acquises ; c’est ainsi que la compagnie participe à la promotion et à la création d’entreprise nouvelle ou à la reprise d’entreprise en difficulté mais toujours à forte potentialité de développement à court terme ou à moyen terme. Elle est donc actionnaire dans un certain nombre de sociétés des différents secteurs de la vie économique. La mise en oeuvre de cette politique est matérialisée par l’activité de FIARO.
b) L’activité de FIARO L’importance capitale assignée à cette fonction d’investisseur financier a amené la compagnie à créer en 1988 « FIARO : Financière Investissement ARO » dont les activités ont démarré en Novembre 1988. En tant qu’institution financière FIARO contribue à l’élaboration du marché financier soit en se spécialisant dans la mobilisation de l’épargne avec des taux de rémunération attractifs, soit en servant d’outils permanent d’aide au financement et au développement des entreprises opérant à Madagascar. Cet établissement sert donc d’appoint pour pallier les besoins en trésorerie de financement des entreprises et des opérateurs privés et font figure d’appui au développement de certains secteurs (agro-alimentaire et élevage, BTP, et construction, commerce, industrie et manufacture, mines, pêche et ressources halieutiques, tourisme et hôtellerie…) Sur le plan capital-risque, il investit dans des projets ayant une perspective de très forte croissance et susceptible d’apporter le maximum de profit. Le financement concerne donc en général les jeunes entreprises, et sur le plan capitaldéveloppement, il intervient dans le financement des entreprises déjà mures qui voudraient développer certaines de leurs activités. Mais en tout état de cause FIARO n’intervient que pour les projets dont elle a eu au préalable apprécié la fiabilité et la viabilité. Actuellement, FIARO est classée la première société de capital risque et de capital développement à Madagascar et dans la zone de l’Océan Indien1. Les réalisations de FIARO tiennent donc une place importante dans celles de toutes les institutions financières à Madagascar (cf. annexe V) En fait, c’est quoi une société à capital risque ?
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