Etat actuel du secteur minier

Nature, objectif et intérêt du projet

Les exploitants, même s’ils sont déjà nombreux, ne parviennent pas à conquérir le territoire entier de notre pays. Ils s’occupent généralement de la production de pierres précieuses comme le saphir, le rubis …. Peu d’entre eux travaillent dans la production de pierres fines.
D’où ce présent ouvrage qui consiste à élaborer un avant-projet basé sur la création d’une petite entreprise minière (type PRE) travaillant sur l’exploitation de pierres fines, notamment le béryl. Faisant partie du secteur minier, la réalisation d’un tel projet nécessite des ressources humaines depuis les différentes études jusqu’à la commercialisation des produits obtenus. Le taux de chômage diminue et beaucoup de travail pourrait être créé grâce à ce projet. A part les autres secteurs, primaire et secondaire, l’exploitation minière en général est un facteur clé de développement.

Notion de code minier

Le code minier malgache est basé sur le principe de « premier venu, premier servi ». Ce code décide ce qui aura un droit minier sur un terrain donné. Un droit minier c’est quelque chose qu’on donne à une personne et on ne peut pas l’enlever s’il y a une distorsion de la loi par cette personne. La prospection est libre là où il n’y a pas encore de droit minier. Elle demande une autorisation exclusive de la réservation de périmètre ou AERP. Cette autorisation est valable pendant trois mois et renouvelable trois mois de plus. Après avoir obtenu une autorisation, la personne doit faire les études nécessaires avant de faire l’exploitation. L’AERP a droit à 15 000 km2 de surface, soit 2 400 carrés. Un carré minier mesure 2.5km de coté. Après l’AERP la personne pourrait demander le permis minier qui est une sorte de laisser passer pour l’exploitation. Pour notre cas le type de permis à demander est le PRE (Permis Réservé aux petits Exploitants). Ce type de permis donne droit d’exploiter au maximum 16 carrés avec au plus 4 carrés jointifs.
Ce présent projet prévoit une exploitation s’étendant sur un terrain composé de deux carrés miniers, c’est à dire sur un total de terrain de 5 km de longueur et 2.5 km de largeur.
Cette partie parle du contexte géographique et de la géologie de la zone à étudier.

Contexte géographique

La zone concernée par le présent projet se trouve dans la province de Mahajanga, région de la Betsiboka, district de Tsaratanàna et commune de Manakana. Pour y accéder on prend la RN 2 (Antananarivo-Moramanga 115 km) puis la RN 44 qui est une route nouvellement entretenue jusqu’à Vohidiala (133 km) où l’on suit ensuite la RN 33 menant à Andriamena (164 km). Après on suit jusqu’à Manakana une piste saisonnière long de 48 km et réservée uniquement au véhicule tout terrain.

Etat des milieux

Situé au pied des Hautes Terres malgaches, la configuration topographique de la région se calque sur la disposition en bandes concentriques des unités géologiques qui développent de vastes étendues planes à 800 m d’altitude en moyenne. Le sol de la région est du type « sol des tanety latéritiques » rouges avec texture argileux et structure polyédrique. La zone est caractérisée par la végétation dite des zones sèches. Ce sont des savanes accompagnées quelquefois par des forets galeries.
La commune de Manakana a 6 893 habitants avec un taux d’accroissement moyen de 2.3%. Ethniquement la population est formée par ordre décroissant de Sakalava, Merina, Sihanaka, Betsileo, Antaisaka, Tsimihety, Antandroy et autres. La population de la zone vit encore essentiellement de la culture et de l’élevage qui n’est pratiquée qu’à l’échelle familiale.
Le climat reflète fidèlement les variations d’altitude et bien qu’assimilable au type des « hauts plateaux ». Chaud pendant 7 mois, il n’y en a que 5 mois (Novembre – Avril) de saison pluvieuse. Les nuits sont relativement fraîches. Le climat est chaud et sec et se rapproche sensiblement de celui de Tsaratanàna, avec le vent en moins. La précipitation moyenne annuelle est de 160 mm. La température moyenne annuelle oscille entre 28°C en été et 15°C en hiver.
La région de Manakana fait partie du bassin de Betsiboka. Les cours d’eau sont tributaires de la rivière Betsiboka qui va vers le détroit de Mozambique. Cette région a un réseau hydrographique peu dense.

Contexte géologique

La zone étudiée fait partie de la feuille Manakana (P44). Cette région appartient au système de Vohibory. Ce système est spécialement caractérisé par l’abondance des formations amphiboliques et par la présence des coulées basaltiques maintenant transformées en orthoamphiboliques associées à des intrusions basiques et ultrabasiques plus ou moins métamorphisées. Suivant sa composition pétrographique et ses degrés de métamorphisme, il a été subdivisé en plusieurs groupes :
• Groupe de Vohibory
• Groupe de Beforona
• Groupe de Maevatanana
• Groupe d’Amborompotsy et série schisto-quartzo-calcaire.
La région d’étude se trouve dans le groupe de Beforona. On trouve dans la carte ci-après les formations géologiques de roches intrusives, de roches métamorphiques, de roches filoniennes ainsi que des formations superficielles récentes. A part les roches les formations supérieures composées essentiellement de l’amphibolite, la zone est dominée par le massif de Vohombohitra.
Figure 2: Carte géologique de la région (Bureau de Géologie, B.M. 49, 1947, renouvelée en 1990)

Les roches intrusives

Constituées par le granite de Vohombohitra et des gabbros, les roches intrusives forment des massifs importants dans la région étudiée.

Granite de Vohombohitra

Le massif de Vohombohitra forme une énorme masse subcirculaire de 10 à 12km de diamètre. Ce massif est caractérisé par les granites porphyroïdes à biotites. Ce sont des roches se rapprochant du type hololeucocrates, de couleur rose, à mica, biotite et amphibole. Le granite type de Vohombohitra s’est formé au cours de la dernière orogenèse et prend un caractère intrusif. Ce n’étant que l’exagération de la palingenèse. Il s’agit, dans ce cas particulier, d’un dyke subhorizontal très épais.

Gabbros

Ils forment des massifs importants dans la région étudiée. Ce sont des roches noires souvent à gros grains passant au type porphyroïde. Ils contiennent parfois un peu de biotite en larges paillettes, et de l’amphibole. Leur structure est généralement grenue, mais on peut également observer le passage à la structure ophitique.

Les roches métamorphiques

Cette formation est constituée essentiellement des leptinites et des migmatites.

Leptinites

L’extension de ces roches se mélange avec les granites hololeucocrates. Elles sont elles-mêmes très claires, à grains fins, de structure granoblastique. Elles se composent essentiellement de quartz et de feldspath alcalins, avec des minéraux colorés accessoires. Elles se présentent sous forme de pointement dans la partie Sud-Est du massif de Vohombohitra.

Migmatites gneissiques

Elles forment des zones relativement étendues dans la région de Manakana. Tout cet ensemble gneissique qui est associé aux roches éruptives à faciès normal forme une virgation vers le Nord-Est pour rejoindre les massifs granitiques de la région. On distingue :
• Les migmatites gneissiques à amphibole : ces formations contournent sensiblement le Vohombohitra, vers le Sud. Ce sont des roches rubanées avec des lits amphiboliques puissants, parfois diffus, formant des plis pigmatiques.
• Les migmatites gneissiques à biotite : elles contiennent presque toujours de l’amphibole. On en trouve une zone de 1 à 2 km d’épaisseur le long des granites écrasés du Vohombohitra.

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