La notion du développement rural
Le développement a plusieurs définitions. Parmi eux, François Perroux précise que : « Le développement est le faisceau de transformation dans les structures mentales et institutionnelles qui permet l’apparition de la croissance et sa prolongation dans la période historique. »
D’après Austruy, le développement est le dépassent des anciennes structures dans l’actualisation de nouvelle cohérence et le transfert de logique que ce processus entraîne.
En économie, le développement économique est l’accroissement du produit réel global accompagné de modifications des structures mentales et sociales qui en permettant la continuité. Donc, c’est la combinaison des changements mentaux et sociaux d’une population qui la rendent apte à faire croître durablement et cumulativement son produit réel global.
En matière de développement rural, l’Etat doit mettre en œuvre une politique de croissance visant à introduire et à généraliser l’économie de marché à l’intérieur du communauté rurale. Le retard technique et économique par rapport aux autres sociétés a amené les pays en voie de développement comme Madagascar à accélérer leurs évolutions par la mise en œuvre d’un véritable développement. Cependant, le fonctionnement d’une société est enfermé dans des systèmes, articulation cohérente d’institution, de mécanisme économique, de structure sociale de modèle de comportement ainsi tous systèmes de développement qui doit tenir compte de ses éléments.
Les caractéristiques du milieu rural
Les sociétés paysannes ont des traits qui différencient aux autres sociétés. Elles se constatent dans plusieurs domaines.
La société rurale est dominée par l’agriculture : L’agriculture est l’activité la plus pratiquée par les paysans. Elle est pratiquée de façon saisonnière. Donc la large variabilité climatologique détermine les cycles et les saisons de cultures, principalement en fonction de la température et de la pluviométrie. La passion des paysans c’est la culture car en milieu rural il y a encore une insuffisance de distraction.
Chaque région de Madagascar a une spécificité dans le domaine de la production agricole. Pour la production de Litchi, les régions les plus concernées sont : Anosy, Antsimo Antsinanana, Fitovinany, Antsiranana, Analanjirofo et Sava. Cette production se produit entre novembre et décembre et la production en 2004 est seulement 20 000/170 000 tonnes sont exportés. Les régions d’Itasy, Alaotra, Haute Matsiatra sont spécialement pour la production de tomate ; il existe une forte saisonnalité de la production et un faible prix de vente aux producteurs.
La culture du riz est la plus utilisées par les paysans. Ce n’est pas que les paysans ne pratiquent pas une autre activité ; c’est que la société paysanne consacre tous ses temps dans le domaine de l’agriculture. Environ 80% de leurs activités sont dans le domaine agricole et plus particulièrement dans la culture du riz. Le riz est l’aliment de base des Malgaches ; et les régions les plus producteurs du riz sont : la région d’Alaotra ; de Vakinankaratra et du Menabe. Même les régions qui ne sont pas connues pour la production du riz, produisent quand même du riz.
Les obstacles existants au monde rural
De nombreux problèmes se heurtent en milieu rural du fait qu’il est encore très loin du stade de développement.
Les problèmes liés à l’offre (production) : Ils existent de nombreux problèmes qui se sont rencontrés en milieu rural concernant la production agricole. Ces problèmes sont liés à l’insuffisance des matériaux pour la production c’est-à-dire, même les paysans ne peuvent pas subvenir au besoin du territoire national ; à cause de la manque des techniques favorables pour la production c’est-à-dire manque d’innovation au niveau du travail pour les paysans et il y a aussi une insuffisance d’engrais chimiques pour la récolte agricole ; c’est pour cela que le niveau de la production des engrais organique le plus utilisé par les paysans est très lent et enfin la faible niveau de prix de la production agricole.
Les problèmes liés à la demande : Les obstacles concernant la demande sont multiples mais nous retiendrons quelques points essentiels :
La crise de financement : les pays en voies de développement ont hérité de petits systèmes de recherche presque entièrement composés des changements lors des indépendances. L’attention était beaucoup plus portée sur les produits d’exportation et les produits de consommation cultivés le plus souvent par des colons européens dans les zones à haute productivité, et sur une échelle commerciale. Très peu d’importance était accordé aux cultures de subsistance. Les petits paysans, non engagés dans la production de produits d’exportation, étaient largement négligés par les systèmes coloniaux de recherche.
La communication entre milieu rural et urbain
Des nombreuses réformes économiques ont été mises en œuvre à Madagascar depuis le milieu des années quatre-vingt n’ont pas suffit à mettre le milieu rural malgache sur le chemin de la croissance. Malgré une embellie de la situation macro-économique du pays à la fin des années quatre-vingt-dix, les conditions de vie des ménages ruraux ont continué à se dégrader et les écarts de développement entre milieu rural et urbain n’ont cessé de se creuser. Ainsi, sur la période 1997-1999, en dépit d’une croissance de plus de 4% par an, l’indice de la pauvreté en milieu rural a légèrement augmenté, passant de 76% à 77%, tandis que l’indice de la pauvreté en milieu urbain a fortement baissé, de 63% à 52%. D’autres indicateurs témoignent l’existence de disparités fortes entre milieux rural et urbain. A titre d’exemple, 60% des enfants vivant en ville ont une scolarité complète contre seulement 16% pour ceux résidant dans les campagnes.
Le secteur de la communication reste encore ignoré par les paysans. La progression de la Technologie d’Information et de Communication reste encore insuffisante ; par contre en milieu urbain environ 60% de la population active ont accès à l’information et de communication. On constate un déséquilibre au niveau des relations entre rural et urbain et celui-ci est dû aussi à la difficulté de déplacement entre ces deux localités. En réalité, les taux d’activité sont plus élevés en milieu rural qu’en milieu urbain, le pourcentage des « étudiants » étant plus important en milieu urbain. Les taux d’activité en milieu urbain ont toutefois augmenté entre les deux recensements (de 30% à 38% pour le taux spécifique). Les déséquilibres entre milieu urbain et milieu rural en matière d’infrastructure socio-économique (éducation, santé, administration et sécurité, transport et communication) se répercutent sur la répartition de la main d’œuvre selon les branches d’activité, situation qui aggrave le phénomène de l’exode rural.
Table des matières
Introduction
PARTIE I : L’APPROCHE DESCRIPTIVE DU MILIEU RURAL
Chapitre 1 : Généralité et définitions
1.1. La notion du développement rural
1.1.1. Contenu
1.1.2. La société paysanne
1.2. Les caractéristiques du milieu rural
1.2.1. La société rurale est dominée par l’agriculture
1.2.2. La société rurale est une société traditionnelle
1.3. Les obstacles existants au monde rural
1.3.1. Les problèmes liés à l’offre (production)
1.3.2. Les problèmes liés à la demande
1.3.3. Autres problèmes socioculturels
1.4. Notion de communication
1.4.1. I.E.C
1.4.2. Infrastructure routières
Chapitre 2 : La place de la communication en milieu rural
2.1. Contexte actuel
2.2. La communication entre paysans
2.3. La communication entre milieu rural et urbain
Chapitre 3 : L’importance de la communication
3.1. Amélioration des performances (économiques et techniques) du monde rural
3.2. Intensification de la relation entre rural et urbain
3.3. Désenclavement des zones productrices
PARTIE II : LES PROBLEMES DE LA COMMUNICATION, SOLUTION ET SUGGESTIONS
Chapitre 4 : Les problèmes de la communication
4.1. Problème de moyens
4.2. Problème d’infrastructure
Chapitre 5 : Solutions et suggestions
5.1. Renforcement des relations avec les partenariats
5.1.1. Renforcement des infrastructures de production et de communication
5.1.2. Formation et information
5.2. Suivi et contrôle des travaux mis en œuvre
5.2.1. Instauration d’une agence de soutien et de surveillance
5.2.2. Entretien intensif
Conclusion
Bibliographie