Concept de dématérialisation de la monnaie
La définition réelle de la dématérialisation de la monnaie est l’enregistrement et la comptabilité par numérisation sur support électronique et informatique de la monnaie. La dématérialisation, c’est la régression des pièces et des billets au profit de la monnaie scripturale en utilisant de la carte bancaire, des virements et enfin des prélèvements automatiques. Elle n’est pas un phénomène nouveau. Au fil de temps, la monnaie «réelle» s’est transformée en monnaie fiduciaire. Lorsqu’aujourd’hui un virement ou prélèvement est réalisé, il ne s’accompagne d’aucun transfert matériel de la monnaie : il s’agit juste de créances déplacées d’une banque à l’autre par un jeu d’écriture.
Cette monnaie dite scripturale, représente plus de 90% de l’ensemble de la monnaie en circulation. L’économiste Belge MAURICE ANSIAUX, inventeur du terme « monnaie scripturale » en 1912, la définit alors comme « une monnaie qui passe de compte en compte au lieu de la main à la main ».
La monnaie primitive se substitue par la monnaie manuelle
Du troc à la monnaie : Le troc est l’échange des choses ou des avantages autres objets ou services. Contrairement à la négociation sur le marché d’habitude, l’argent n’est pas utilisé dans la transaction. Pour parvenir à un accord sur ce système d’échange appelé contrat d’échange existe qui ferme l’entente entre les personnes impliquées.
Le troc est probablement la première forme de commerce qui a existé jusqu’à l’arrivée du sel, qui était l’une des premières formes de transaction avec une valeur représentant quelque chose (d’où le mot salaire) jusqu’à l’arrivée de l’argent. « Le troc est égal à l’économie sans monnaie : c’est à dire que l’introduction de la monnaie dans l’économie n’est pas terminée, les produits s’échange entre eux, c’est l’économie traditionnelle », par conséquent, des problèmes existent parce que les informations ne sont pas parfaite. Il y a donc un ralentissement des informations en économie de troc. De plus parce que les doubles coïncidences doivent être vérifiées en troc, il y a donc des coûts qui appel «coûts de transaction». On a donc besoin de monnaie pour faciliter les échanges ainsi que d’éliminer les doubles coïncidences et les coûts liées à la recherche des informations en vue relancer l’économie.
La monnaie et ses fonctions économiques
La monnaie joue trois rôles principaux : unité de compte, intermédiaire de l’échange, et instrument de l’épargne ou de mesure de la valeur.
Unité de compte : Dans nos sociétés, l’unité de compte est symbolisée par l’unité monétaire, par exemple le franc malagasy etc.… l’unité de compte est l’évaluation de la valeur de deux produits qui est échangée servant l’étalon de comparaison, qui est comme dans les économies contemporaines tel que : le bétail, bœuf, l’or etc., il n’a des valeurs que dans un territoire économique.
La monnaie, intermédiaire des échanges : Dans les économies contemporaines, l’échange se fait entre deux marchandises, c’est à-dire une marchandise contre une autre. On introduise la monnaie en intermédiaire des échanges de deux marchandises, car, on a beaucoup des conséquences en tant que intermédiaire des échanges : on peut régler la dette par remise de la monnaie, mais non pas par le troc. Le vendeur ou tous ce qui reçoit la monnaie ne peut ré dépenser immédiatement mais il peut conserver ou peut être épargné.
En tant que intermédiaire des échanges, la monnaie peut à nouveau se rencontrer en n’importe quel autre bien offerte sur les marchés. On dit qu’elle bénéficie d’un pouvoir d’achat général.
Substitution de la monnaie métallique par le monnaie manuelle
L’inconvertibilité des billets, en France, en 1914, sonne le glas du système métallique. Le financement de la guerre, puis de la reconstruction, par la « planche à billets » rend impossible, non seulement le retour à la parité d’avant guerre, mais aussi la reconduction d’un système fondé sur l’or : l’or cesse de circuler, le billet s’émancipe de l’or.
Avec l’inconvertibilité des billets en or, naît en fait la monnaie « fiduciaire » : la valeur des billets ne repose plus sur une équivalence avec l’or mais sur la confiance que lui accordent les utilisateurs (fiducia en latin : confiance).
La suspension de la convertibilité des billets en or s’accompagne d’une quasi disparition de la circulation des pièces d’or et d’argent au profit de la monnaie fiduciaire (les billets) et de la «monnaie divisionnaire» : les pièces de monnaie utilisées dans les échanges ont une valeur faciale supérieure à leur valeur réelle, ce n’est plus à proprement parler de monnaie métallique.
Une nouvelle évolution des paiements électroniques
Les systèmes de paiement électroniques sont connus depuis longtemps. Les transferts électroniques de fond sont de plus en plus utilisés, en particulier dans les opérations de paiement et de clearing interbancaires et suite à l’utilisation toujours plus massive des cartes de débit on-line et des Automated Teller Machines (ATMs).
Le terme ‘monnaie électronique est initialement utilisé en référence aux systèmes électroniques de transfert de fonds dans la deuxième partie des années quatre-vingt-dix a acquis une connotation plus spécifique et limitée aux nouveaux moyens de paiement électroniques faisant appel à l’émission d’un ‘scrip’ électronique. Le ‘scrip’ électronique est un fichier informatique dont la cession de la part de l’acheteur à l’entreprise vendeuse permet le paiement de l’achat de biens et de services. Le scrip, qui constitue la monnaie électronique, peut être enregistré sur une Smartphone ou sur le disque dur d’un ordinateur. La différence entre ces deux systèmes est d’ordre purement technique.
Table des matières
INTRODUCTION
I. CONCEPT ET HISTORIQUE DE LA DEMATERIALISATION MONETAIRE
I.1. Concept de dématérialisation de la monnaie
I.2. La monnaie primitive se substitue par la monnaie manuelle
I.2.1. Du troc à la monnaie
I.2.2. La monnaie
I.3. Evolution de la forme de la monnaie
I.3.1. Substitution de la monnaie métallique par le monnaie manuelle
I.3.2. Progrès de la monnaie scripturale au détriment de la monnaie Manuelle
I.3.3. Une nouvelle évolution des paiements électroniques
II. LES MOYENS DE PAIEMENT ET LA CRYPTO MONNAIE
II.1. Les moyens de paiement actuels
II.1.1. Les chèques
II.1.2. Le virement
II.1.3. Les cartes bancaires
II.2. Des moyens de paiements dématérialisés
II.2.1. Le wallet ou e-wallet
II.2.2. Les e-monnaies
II.2.3. Le bitcoin
II.3. Le paiement par mobile et les moyens de paiement futurs
II.3.1. Le paiement par mobile
II.3.2. Les moyens de paiement futurs
II.3.3. Dématérialisation mythe ou réalité
II.3.3.1. CAS DE LA FRANCE
II.3.3.2. CAS DE MADAGASCAR
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
WEBGRAPHIE